Passer mon chemin ?

Suite à de récentes remarques vigoureuses relatives à certaines des publications disponibles sur ce blog et dans les recueils papier, il apparaît nécessaire d’ajouter ces quelques lignes.
Elles relèvent pour moi de l’évidence, c’est pourquoi elles font l’objet d’une écriture aussi tardive…


Je cherche à nourrir, partager, entretenir
Le souffle

Joyeux, je le suis dans tous les cas. L’écriture de ces textes y suffit. 
S’ils résonnent en vous d’un même souffle, j’en éprouverais un indicible surcroît de joie.


La tonalité provocatrice de certains de ces articles ne se veut pas polémique ou gratuitement acerbe.
Du moins, pas à l’encontre des personnes qui pourraient — par une interprétation grossière — se sentir visées dans leur pratique individuelle, quelle qu’elle soit.
Pas d’ad hominem. Jamais.
Aussi, je vous saurais gré de ne pas utiliser les mots que vous ramasserez ici et là comme motifs d’invectives ou exutoires à d’éventuels questionnements personnels.

Ce sont les pratiques, les chemins empruntés par les lecteurs, ainsi que les traditions plus ou moins rigides qu’ils ont choisies de suivre que j’interroge de la sorte.

Je questionne les tendances de fond qui pénètrent ces différents courants.
J’ai — faut-il encore le rappeler ? — un respect profond pour les êtres engagés sur ces chemins.
C’est parce que mon souhait le plus vif est qu’ils ne sombrent pas dans ce que j’aperçois comme des travers ou des leurres qu’il peut arriver que je m’exprime de la sorte.

Si certaines publications semblent s’adresser directement à ces personnes, elles n’en sont pas les destinataires pour autant.
Je ne peux juger les personnes pour les choix qu’elles font. Ce n’est absolument pas de mon ressort, ni dans mes intentions.

La forme de mon propos est ainsi servie par ces procédés littéraires, formels ou rhétoriques.
Étant l’auteur de ces articles, il m’appartient de juger de leur convenable adéquation.
Aussi, il appartient au lecteur insatisfait d’arpenter d’autres chemins, sans nécessairement tempêter dans les flaques alentours.

Par ailleurs, ces textes sont comparables à des instantanés, des photographies d’une intuition du moment.
Voilà tout. A aucun moment, mon intention n’est prosélyte.
Ainsi n’accordez pas plus d’intérêt qu’ils ne le méritent, ou que l’auteur de ces publications ne le souhaite. Cela nuirait à la spontanéité de ces coups de pinceaux lexicaux.

Ne surinterprétez pas chacun d’entre eux. Vous y perdriez votre temps, ainsi que le mien.
Ne cherchez pas à débusquer un quelconque assemblage de caractères derrières ces signes, vous risqueriez d’y voir une personnalité dont vous me recouvririez. Enlever les peaux successives est très coûteux en énergie, épargnons-nous cet effort inutile.
A l’heure où vous vous échinez ainsi, je sifflote déjà sur un autre sentier et ne reconnais pas celui que vous brandissez en hurlant.

Il ne s’agit absolument pas de bâtir un édifice idéologique quelconque, qu’il me faudrait ensuite confronter à d’autres édifices en place. Pensez donc! Je devrais défendre un tel corpus… ce qui est bien au dessus de mes prétentions et de mes capacités…

C’est précisément cette logique de l’édifice et la guerre des châteaux/chapelles que je dénonce et fuis.
Que l’on ne me fasse donc pas un tel procès.

Si, pour des raisons qui leur appartiennent, les lecteurs de ces pages ne peuvent souffrir la légèreté du ton (qui est la forme prise par la quête de liberté sous ma plume), je les prie, en toute amitié, de bien vouloir passer leur chemin, et d’aller jouer les rhéteurs en d’autres lieux plus propices à l’étalement de leur art et au renforcement de leurs croyances.

Plus tranquillement, il est fort probable que vous ayez été confronté à ces textes par mégarde ou à contre-temps. Traitez les alors comme un prospectus pour une piscine glissé dans la boîte aux lettres d’une maison sans jardin.

Puisque de telles démarches ne sauraient refléter l’esprit dans lequel ces textes prennent vie, je me réserve le droit de ne pas répondre et/ou de supprimer ce type d’ interventions tant sur ce blog que sur les différents lieux de partage.
Cette réaction ne sera pas motivée par amour maniaque de la censure, soyez-en convaincus, mais par la fougue qui m’anime et ne se laissera enfermer, ni dans l’étroitesse de ces approches, ni dans les logiques de marche-pieds.

Une dernière fois, je tiens à exprimer mon regret de devoir faire état de ce qui est l’évidence à mes yeux.

Amicalement,

Franck

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