Lâcher le Frein

action-adult-bicycle-bike-country-hat-1419072-pxhere.jpgLa religion, la connaissance, sont de brillantes excuses pour ne pas plonger.
Religieux, érudits, il est possible de passer une vie pieuse et savante au bord de l’eau.

Religions, connaissances, non seulement ne sont d’aucune utilité sur le chemin spirituel, mais constituent des freins sur celui-ci.

Les mains crispées sur les poignées de frein, la bicyclette n’avance plus.

Le souci est que l’on ne s’alourdit pas de ces agents d’immobilismes subitement.
Ils s’endossent, l’un après l’autre, livre après livre, retraite après voyage, séminaire après conférence, jusqu’à provoquer l’étouffement de l’élan initial.

Dans une telle situation, il n’y a vraiment rien à faire pour avancer.
Si ce n’est lâcher le frein.

Franck Joseph


©F.J oct 2018

Lien vers les Recueils en version papier :  RECUEILS

Publicités

4 réflexions sur « Lâcher le Frein »

  1. Quel chemin spirituel et quels immobilismes ? Il suffit de regarder autour de soi : qui sait regarder ne trouve ni chemin spirituel ni immobilisme autour de soi. On a le droit de penser, notamment à un chemin spirituel et à des immobilismes : mais c’est un droit, pas une obligation ; un jeu de l’esprit et non une fatalité objective.

    1. oui, c’est exact…
      ce court article est une mise en contraste un peu brutale entre l’expérience abrupte, simple, radicale de l’assise et les outils conceptuels que l’on amoncèlent comme autant de flocons et d’étoiles sur le parcours…
      Cette distance me surprend toujours, ces quelques mots en sont le reflet. rien de plus.

      mais, effectivement, qu’est ce qu’un « parcours » pour la montagne qui s’enfonce dans le ciel ?

      …j’espère que vous apprécierez cette analogie de saison….
      Merci pour votre commentaire en valeur ajoutée !
      franck

      1. Tout comme j’espère que vous apprécierez que je me permette d’ajouter : quelle assise ? ;o) Me sachant sans appui, sans assise, sans demeure en moi-même, je sais le monde aussi sans appui ni assise ni demeure et je peux – pure possibilité – m’appuyer, m’assoir et demeurer où je le veux. Pure jouissance alors d’exister, indépendamment des situations : tout est bon comme dans la lecture d’un roman passionnant. L’existence est un luxe, l’ultime luxe alors.

      2. Oh… comme vous y allez….
        Dans l’assise souvent brandie, beaucoup d’immobilisme et de religiosité sont venus s’agréger.

        Il faut bien reconnaître que c’est aussi au fond de l’assise que de trouve la grâce de s’appuyer sur le vide.
        Et de surfer la vie comme un ‘ultime luxe’…
        Bon dimanche !
        F

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close